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  • Photo du rédacteurNadine Belzile

Pourquoi je milite pour la réduction des mortinaissances

Quand j’étais enceinte de mon deuxième bébé, une fille, j’ai commencé à sentir qu’elle bougeait moins qu’à son habitude dans mon ventre à la 37e semaine de grossesse. Mais je n’en étais pas certaine et je croyais que c’était seulement mon imagination. J’ai commencé à m’inquiéter après quelques jours et j’en ai finalement parlé à mon médecin, qui m’a répondu que c’était normal. Deux jours plus tard, son cœur avait arrêté de battre. Je l’ai accouché le lendemain, à 38 semaines de grossesse.


« Je milite principalement pour éviter que d’autres parents n’aient à vivre la même chose que moi. Personne ne devrait vivre la mort de son bébé si celle-ci peut être évitée. Et c’est justement parce qu’un fort pourcentage de mortinaissances peuvent être évitées que je milite. »

Premièrement, il faut que les parents soient mieux renseignés sur les risques de mortinaissances et sur les moyens de réduire ces risques. Par exemple, il n’est pas normal qu’un bébé bouge moins en fin de grossesse. Il s’agit d’un mythe. En effet, la réduction des mouvements du bébé est souvent un indicateur de détresse chez le bébé. L’un des moyens utilisé pour réduire les risques de mortinaissances consiste à compter les mouvements de son bébé quotidiennement pendant le 3e trimestre de grossesse et d’aller consulter immédiatement son professionnel de la santé si on remarque un changement dans les habitudes de mouvements de notre bébé. Je crois que, si j’avais eu cette information en main lors de ma grossesse, ma fille aurait pu être sauvée. Le site web de BébéBouge.ca vise justement à combler le vide d’information qui existe sur le sujet.


Deuxièmement, je crois que le gouvernement fédéral a un rôle à jouer dans la prévention des mortinaissances au Canada. En effet, d’autres pays tels que l’Angleterre, l’Écosse, l’Australie et les Pays-Bas ont mis en place des plans d’action nationaux et ont réussi à réduire leur taux de mortinaissances de 20% à 50%. Pour le Canada, une réduction de 30% du taux de mortinaissances sauverait 1000 bébés de la mort chaque année. Cela représente 1000 familles qui n’auront pas à vivre le traumatisme d’une mortinaissance et les conséquences physiologiques, psychologiques et économiques qui en découlent et qui peuvent perdurer toute la vie. Réduire les mortinaissances, c’est protéger nos familles. C’est pour cela que j’ai cofondé le Collaboratif canadien pour la prévention des mortinaissances.



Finalement, je crois qu’il est important que nous élevions notre voix en tant que parents ayant vécu un deuil périnatal, ou de multiples deuils périnataux, afin de mettre en lumière cet enjeu de santé publique souvent invisible et même tabou. C’est pourquoi je profite de chaque opportunité qui se présente à moi pour en parler. Je vous invite donc à écouter ma plus récente entrevue radio sur les ondes de Unique FM : 3000 mortinaissances par année au Canada. Vous pouvez aussi lire le premier article que j’ai rédigé sur le sujet : Mortinaissances au Canada: il faut agir maintenant contre cette tragédie cachée.


N’hésitez pas à appuyer mes efforts, particulièrement en ce qui concerne la tenue des sites web BébéBouge.ca et BabyKicks.ca, pour lesquels je débourse quelques centaines de dollars par année pour vous offrir une expérience agréable. Si vous contribuer au moins 5$ à ma campagne Go Fund Me, je vous personnaliserai un fond d’écran pour votre téléphone cellulaire sur le thème du Temps des fêtes pour vous remercier de votre générosité. Vous trouverez plus d’informations à ce sujet sur mes pages Facebook et Instagram. Ou contactez-moi par courriel au babykicksbebebouge@gmail.com



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